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Bottes moto : comment choisir selon son usage et son budget

Par Marc Lefèvre·

Paire de bottes moto en cuir posées à côté d'une moto

Les pieds et les chevilles concentrent une grande partie des traumatismes lors des chutes à moto. Pourtant, la botte reste l'équipement le plus souvent négligé — beaucoup de motards roulent en baskets ou en chaussures de ville par confort ou par habitude. La bonne nouvelle : les bottes moto modernes n'ont presque plus rien à envier au confort des chaussures quotidiennes, à condition de choisir le bon type.

Mes bottes touring achetées 180 € d'occasion ont passé 15 000 km sans broncher. Incomparable avec mes anciennes baskets renforcées qui ne tenaient ni l'eau ni le froid.

L'homologation CE : la base non négociable

Depuis 2012, les bottes moto relèvent de la norme EN 13634. Elle définit deux niveaux de performance sur quatre zones : résistance à l'abrasion, résistance à la coupure, rigidité de la tige, et résistance à la torsion transversale (protection cheville). Le niveau 2 offre une protection supérieure au niveau 1 sur chaque critère. Cherchez l'étiquette CE à l'intérieur de la botte avec la mention EN 13634:2017.

Les 4 types de bottes moto et leur usage

Bottes de ville (urban/lifestyle)

Aspect discret, montage mi-haut ou bas. Protection minimum mais homologuée CE. Idéal pour les trajets domicile-travail en ville où vous marchez beaucoup une fois à destination. Se portent à la ville sans déclencher les regards. Exemple : Forma Hyper, Segura Boston. Budget : 100 à 200 euros.

Bottes touring

Haute tige, membrane imperméable (Gore-Tex ou équivalent), protection renforcée sur la cheville et le tibia. Conçues pour les longues distances, par tous les temps. Certains modèles intègrent des lacets cachés pour éviter qu'ils se prennent dans les pédales. Marcher avec reste confortable. Budget : 150 à 350 euros. Exemple : Forma Adventure, Sidi On Road.

Bottes trail / enduro

Semelle crantée, tige haute rigide, protections latérales et sur le tibia. Pensées pour les terrains variés et la conduite hors route. Moins confortables pour marcher longtemps (semelle rigide), mais inégalées pour protéger en cas de chute à basse vitesse sur terrain accidenté. Budget : 150 à 400 euros. Exemple : Gaerne Balance, Alpinestars Corozal.

Bottes de circuit / racing

Protection maximale : coque rigide sur tout le pied et le tibia, protection chevilles renforcée, semelle fine pour sentir les repose-pieds. Peu pratiques pour marcher — réservées à la piste ou à l'usage sportif intensif sur route. Budget : 200 à 600 euros. Exemple : Dainese Nexus, Alpinestars Supertech.

Les critères à ne pas négliger

Imperméabilité

Un pied mouillé en une heure de pluie refroidit rapidement et fatigue le pilote. Les membranes imperméables intégrées (Gore-Tex, DrymaxX) sont efficaces mais augmentent la transpiration par temps chaud. Pour l'été, une botte respirante non imperméable avec une surbottes de pluie dans la sacoche est souvent un meilleur compromis.

Système de fermeture

Les lacets classiques sont pratiques mais risquent de se prendre dans les commandes — assurez-vous qu'ils sont cachés ou rangés dans une poche. Les fermetures à boucle (type motocross) sont rapides mais moins ajustables. Les fermetures éclair latérales sont le bon compromis pour les bottes touring : rapides à enfiler, bien ajustées, sans risque d'accrochage.

Bottes d'occasion : ce qu'il faut vérifier

Comme pour les gants moto d'occasion, le critère principal est l'absence de chute. Inspectez la semelle (usure normale de marche vs abrasion sur un côté), la structure de la tige (pas de déformation), les protections rigides (intactes, pas fissurées), et les systèmes de fermeture (fermeture éclair qui glisse bien, boucles non déformées). Une botte de touring peu usée à mi-prix est une très bonne affaire.

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